 une selle révolutionnaire | Bureau d'ingénierie installé à Anglet, BRD Concept a déposé une selle d'équitation révolutionnaire Les cavaliers qui profitent de l'été pour s'initier à l'équitation ne la chevaucheront pas encore mais pourtant, la selle de l'entreprise innovante BRD concept pourrait rapidement révolutionner la pratique des amateurs et des professionnels. Patrick Fourgeaud est parvenu à modifier en profondeur l'arçon. Photos : Alexandre Marsat Une rupture technologique qui prend naissance au début des années 2000 quand son créateur, Patrick Fourgeaud décide d'abandonner sa carrière de pilote de ligne pour se lancer un nouveau défi dans l'ingénierie : " c'était le début des 35 heures, les loisirs allaient se développer à coup sûr. Avec un ami, on s'est alors tourner vers l'équitation car c'est le seul sport qui n'avait pas évolué depuis 200 ans. " Ils décident dès lors de s'attaquer au point central de l'équitation : la selle. Et, tout va très vite, Patrick Fourgeaud intègre l'incubateur de la technopole d'Izarbel à Bidart, devient lauréat 2001 du concours de l'Agence nationale de la valorisation de la recherche, travaille sur les sous-ensembles de la selle au sein du bureau d'étude. Puis, convaincu de l'avenir de sa future selle, il créé son entreprise fin 2003. Pari réussi, il lance son activité par l'embauche d'un ex-stagiaire. Rompue à l'activité d'innovation, son entreprise répond à de nombreuses commandes issues d'équipementiers sportifs avant de se réaxer fin 2009 avec ses cinq salariés, crise oblige, sur la recherche et le développement en travaillant sur ses propres produits et notamment la selle d'équitation.
Recherches sur les mouvements Patrick Fourgeaud prévient : " à partir de là, on a décidé de bannir le mot selle car elle est synonyme d'une solution déjà proposée. " En parlant d'interface cheval/cavalier (ICC), l'entrepreneur veut s'autoriser toutes les innovations non seulement sur la selle mais aussi sur l'arçon. " L'être humain n'est pas fait pour monter sur un cheval, pas plus que le cheval n'est fait pour être monté ". L'équipe de BRD Concept multiplie alors les recherches et les tests, en travaillant sur le mouvement avec les chercheurs de l'Université Bordeaux 2. " Le postérieur du cheval propulse la masse et une cassure est créée dans le mouvement à la 14 ème vertèbre, la seule qui est verticale. C'est là que l'arçon traditionnel est posé. Nous avons donc posé notre ICC à l'avant et à l'arrière pour libérer cette zone. "
Améliorer la locomotion Véritable rupture technologique, cette ICC autorise une rotation pour libérer la dynamique des mouvements du cheval et du cavalier. De même en ouvrant l'arçon sur le haut, les ingénieurs de BRD Concept permettent à l'air de circuler et donc d'éviter une transpiration excessive pour l'animal ayant un impact sur le stress et l'échauffement.
L'arçon de BRD Concept créé en composite avec l'entreprise Polycontact, situé à Tarnos, à quelques kilomètres de là, est aussi très allégé. " Nous améliorons au mieux l'aisance pour la locomotion du cheval ". A coup sûr, les compétiteurs et les amateurs apprécieront. Le champion de France de sauts d'obstacle, Stephan Lapouge l'a déjà adoptée. Dans un sport qui s'est considérablement féminisé, le confort des chevaux et des cavaliers est recherché. Cette nouvelle selle pourrait donc bien connaître un grand succès lors de sa commercialisation en 2012.
Patrick Fourgeaud, après avoir déposé un brevet international ne souhaite pas s'arrêter en si bon chemin. Il travaille aussi sur le sanglage et veut poursuivre les innovations dans le sport en faisant de l'ICC le moteur de son entreprise.
Alexandre Marsat
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|  Le parage naturel écrit par Georges Schars, maréchal ferrant |  |
Tout propriétaire de cheval qui aime regarder sa monture en liberté dans un pré se posera un jour la question suivante : « Mon cheval a-t'il besoin d'être ferré toutes les sept semaines ou peut-il vivre pieds nus ? »
Je me suis posé la question après ma formation et mon diplôme de maréchal ferrant, lorsque j'ai constaté la variété et l'état des pieds des chevaux qui rentraient dans ma clientèle.
J'ai d'abord constaté que ceux qui n'étaient ferrés que des antérieurs avaient toujours les deux postérieurs en bon état ; talons bien écartés alors que les pieds ferrés présentaient souvent des parois abimées, et des talons serrés ... Un jour est arrivé « Cody » un Quarter Horse naviculaire et donc condamné à être ferré soit avec un fer à l'envers soit avec un fer à planche selon les techniques traditionnelles de maréchalerie et avec les conséquences du poids de la ferrure et de l'absence du posé de la fourchette et donc de sa contraction. Heureusement, sa propriétaire ayant séjourné aux Etats Unis me proposa de me traduire la méthode qu'applique Pete Ramey (pareur americain) pour laisser pieds nus un cheval naviculaire en travaillant sur une hauteur et une orientation précise des talons à l'encontre des idées reçues.
Cody s'est donc retrouvé pieds nus et a cessé de boiter. Dès lors j'ai recherché et étudié les différentes méthodes ( Jackson, Ramey, Dr Strasser. J'ai également découvert que dans les Pyrénées Pierre Enoff était un précurseur car sa soixantaine de chevaux vivent pieds nus, parés par ses soins depuis 30 ans.
Le parage pour pieds nus repose sur l'observation des pieds des Mustangs sauvages . On constate qu'ils ont tous :
Des talons bas et écartés
Une très large fourchette
Une dépression de la paroi en fin de quartier
Une sole concave et très dure
Un « rolling » naturel sur le pourtour de la paroi
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Or contrairement aux Mustang, nos chevaux ne parcourent jamais les 20 à 30 km journaliers sur des sols agressifs ( encore moins chez nous en Aquitaine ). Nous effectuons donc toutes les 10 à 12 semaines un parage spécifique qui reproduit les observations ci-dessus. Les chevaux ainsi parés ne subissent plus les contraintes suivantes :
Enserrement de l'arrière du pied
Diminutions du retour veineux.
Augmentation des vibrations liées à la ferrure
Risque de déferrage avec risque de blessure En effet, le parage pour pieds nus va libérer et augmenter la surface arrière du pied ; on va par le biais des talons déplacer le centre de gravité sur l'arrière ; ainsi la fourchette sera en contact avec le sol, favorisant l'absorption des vibrations et favorisant le retour veineux ; l'arrière du pieds libéré de sa ferrure va s'écarter et ce mouvement se conjugue alors avec les cartilages ungulaires et augmente l'effet de pompe du système veineux. Un pied bien irrigué favorise la pousse de la corne ...
Enfin, n'oublions pas l'aspect économique car il faut compter 30€ pour un parage pour pieds nus effectué toutes les 10 à 12 semaines alors que ferrer des quatre pieds coûte 67€ toutes les 7 semaines ! Mais attention, tous les chevaux ne peuvent pas se retrouver pieds nus . Déjà il ne faut pas qu'il vive en box fermé car le pied doit être en mouvement, de plus certaines races comme les pur-sangs Anglais ( sole mince et pieds plats ) aura un temps d'adaptation de plusieurs semaines.
D'une manière générale on commence par déférer les postérieurs et la fois suivante les antérieurs. Si au début le cheval est sensible sur les pierres, il suffit de le laisser chercher les bas côtés et très vite la sole et la paroi vont s'épaissir et le cheval aura fini sa transition.
C'est vrai que le cheval ( comme l'humain ) n'est pas né avec des chaussures, celles ci à mon avis ne sont justifiées que pour faire face quelques semaines à des accidents ( fourbures, tendinites). Si on laisse son cheval évoluer en pré ou en stabulation libre, il n'a pas besoin d'être ferrer pour parcourir ses km quotidiens de pâture ni pour les quelques heures passées son cavalier sur le dos ; même pas pour l'Equigironde !
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|  L'hébergement et le mode de vie de nos chevaux domestiques |  |
Dans la nature , les chevaux vivent en troupeau, se déplacent beaucoup ( entre 20 à 30 kms par jours ), et mangent par petites quantités mais très souvent dans la journée .
La plupart du temps, nos chevaux domestiques vivent quand à eux , en boxe ou en paddocks individuels ,mangent 2 ou 3 fois par jours dans le meilleur des cas et ne se déplacent quasiment pas sauf sous la selle de leur cavalier !
Ce non respect de la nature même du cheval a conduit bien des fois à l'apparition de pathologies telles que : tics ( à l'ours, à l'appui ), de comportements agressifs et antisocial , voire même de déprime .
Bien sûr résoudre ce problème n'est pas facile : on manque souvent de place et les cavaliers ne sont pas toujours d'accord pour aller chercher au fin fond d'un pré de plusieurs hectares leur compagnon équin qui , le plus souvent va leur préférer la compagnie de ses copains à 4 pattes !
C'est pour ces raisons que certains ont réflechi et sont arrivés à un système d'hébergement des chevaux totalement nouveau et intéressant : les écuries actives .
Ce concept a le mérite de respecter les trois règles principales : les chevaux sont en troupeau, se déplacent continuellement et mangent en fractionné et selon les besoins de chacun toute la journée .
Il existe aujourd'hui plus de 400 écuries actives en Europe .
Le 10 Novembre 2008, je suis allée en Allemagne visiter deux écuries actives très différentes : une concernant surtout des vieux chevaux à la retraite et la deuxième , des chevaux plus jeunes et en activité .
A chaque fois, j'y ai vu des comportements similaires : activité, curiosité, calme et sérénité .
Les chevaux vaquent toute la journée à leurs occupations sans jamais montrer de signes de stress ou d'agressivité .
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